Conduire au Botswana

La superficie du Botswana est équivalente à la France avec une longueur maximale Nord-Sud de 1100 km et une largeur maximale Est-Ouest de 960 km.

Sur ce vaste territoire, les conditions de circulation peuvent être plus ou moins difficiles, notamment dans les régions les plus reculées et les parcs nationaux.

Généralement, on distingue 3 types de routes au Botswana :

  • Routes goudronnées, reliant uniquement les grandes villes (tarred roads)
  • Routes de graviers intermédiaires (gravel roads)
  • Pistes de sables ou de terres (sandy ou clayed roads)

Réglementation

Au Botswana, la conduite se fait à gauche. La ceinture est obligatoire pour tous les passagers, y compris à l’arrière. Téléphoner en conduisant est strictement interdit.

Limitations de vitesse

Sur les grands axes, la vitesse est limitée en fonction des situations suivantes :

  • 120 km/h (74 miles) en dehors de villes
  • 80 km/h à l’approche des villes et des villages
  • 60 km/h (37 miles) dans les villes et les villages
  • 30 km/h dans les zones en travaux

En dehors du réseau goudronné, la vitesse est limitée à 80 km/h sur les routes de graviers et à 40 km/h (25 miles) dans les réserves et parcs nationaux

Signalisation particulière

Le Botswana compte quelques panneaux particuliers dont le plus connu reste le signalement des zones occupées par les éléphants, ou tout autres animaux sauvages.

A quoi s’attendre sur la route ?

Conduire au Botswana nécessite de se familiariser avec différentes conditions de circulation et demande parfois un peu de pratique. Voici quelques conseils à garder en tête une fois sur le terrain :

Routes goudronnées

Les routes goudronnées sont soumises à rude épreuve pendant la saison des pluies qui abime considérablement le bitume en créant des nids de poules parfois très profonds. Réduisez votre vitesse dès que la route présente des trous. A certaine période de l’année, l’herbe envahit les bas côtés et empêche de voir les animaux pouvant traverser subitement la voie. Soyez très prudent dans cette situation et réduisez votre vitesse.

Routes de graviers

Les routes de graviers peuvent être très glissantes. Veillez à ne pas surestimer votre vitesse, en raison des animaux potentiellement présents sur la route, des nids de poule, rochers ou zone sablonneuse qui rend le freinage brusque extrêmement dangereux sur ce type de revêtement.

Les routes de graviers ont aussi tendance à former des ondulations, créant des vibrations éprouvantes pour le véhicule et pour ses passagers. Veillez à vérifier régulièrement les éléments susceptibles de se desserrer, particulièrement les écrous des roues.

Enfin, la poussière que vous déplacez peut provoquer des situations à risque lorsque vous croisez un autre véhicule, en réduisant significativement votre visibilité.

Pistes de sable

La piste de sable, si il est profond, peut nécessiter d’engager les quatre roues motrices du véhicule. Dans les situations les plus difficiles, réduisez votre vitesse et restez concentré sur la piste de façon à ne pas vous arrêter.

La conduite dans le sable profond peut être facilitée par l’abaissement de la pression d’air dans les pneus pour augmenter la zone de préhension.

En cas d’enlisement, creusez d’abord sous les roues avec une pelle et placez des branches, cartons ou journaux pour retrouver de l’adhérence.

Pistes de terre boueuse

La boue est sans doute la situation la plus sérieuse à gérer. Si le sol paraît noir et humide, contournez la zone, quitte à choisir une autre piste. Il est extrêmement difficile de sortir une voiture de l’embourbement sans plaques anti-enlisement (sand-ladders) et sans aide. Il faut parfois tracter la voiture pour y parvenir.

Le cas particulier des pans

Les pans peuvent être particulièrement trompeurs. La surface apparemment blanche, dure et sèche peut cacher un sol humide, boueux et très dangereux. Il est recommandé de conduire uniquement sur les pistes existantes et de toujours vérifier auprès des rangers l’état des pans avant de se lancer.

La conduite dans les parcs nationaux et les réserves

Ici, les animaux sauvages sont chez eux et vous êtes leurs invités. Il convient donc de les respecter en gardant toujours une bonne distance entre votre véhicule et eux.

Sortir de la voiture en dehors de campsites et des zones indiquées est interdit sauf en cas de force majeure et sans s’éloigner. Il est également interdit de pratiquer le hors piste. Respecter les règles des parcs qui vous sont données à l’entrée est essentiel.

La conduite de nuit

En raison de la présence des animaux sauvages et domestiques, il est déconseillé de circuler la nuit sur l’ensemble du territoire, y compris en ville.

La conduite dans les herbes hautes

La conduite dans les herbes hautes exige une grande vigilance. Dans ces conditions, il est essentiel de nettoyer très régulièrement (tous les 20 km au plus) les graminées s’accumulant dans le radiateur de la voiture afin d’éviter toute surchauffe, voire un départ de feu.

Sur place, n’oubliez pas qui sont vos pires ennemis !

Conduire dans les pays limitrophes

  • En Zambie, la vitesse est limitée à 100km/h sur les autoroutes et les routes secondaires et à 65km/h dans les centres urbains, sauf indications contraires.
  • En Afrique du Sud, Namibe, Zambie et Zimbabwe, les voitures roulent également à gauche.
  • Le permis de conduire international est obligatoire en Zambie. Le permis national est accepté au Zimbabwe pour une durée maximale de 90 jours. Il reste recommandé de toujours voyager avec un permis de conduire international afin de faciliter la communication.
  • Des péages sont présents sur les routes principales du Zimbabwe et sont signalés par des panneaux. Ils coûtent 2 USD pour les voitures ordinaires, y compris les 4×4. Conservez des petites coupures pour faciliter le paiement.
  • Au Zimbabwe, cédez toujours le passage au cortège présidentiel en vous arrêtant sur le côté.
  • Les barrages de polices sont fréquents en Zambie et au Zimbabwe, tout comme les actes de corruption. Restez calme, coopératif et poli, et demandez toujours un reçu officiel si vous devez payer une amende.
2018-09-14T19:13:23+00:007 décembre 2016|Guide pratique du selfdriver|