Les lions ne travaillent pas le dimanche

Nous avons la chance d’habiter à 8 km du parc national du Chobe. Nous avons donc la chance d’habiter aussi à 8 km des fameuses troupes de lions qui peuplent le parc et qui y sont visibles toute l’année.

C’est donc confiant que nous partons ce matin sur les pistes prendre des nouvelles de nos gros félins préférés. On entre dans le parc à la première heure. Il fait encore nuit mais on commence à apercevoir la lumière à l’horizon. On empreinte la route goudronnée et la piste de Natanga pour rejoindre directement Serondela, fief des lions du River Front.

La brousse est encore très calme quand on aperçoit 2 ratels mécontents (les ratels sont toujours mécontents) qui s’échappent très vite à travers les arbustes. A peine quelques mètres plus loin, ce sont 2 otocyons froussards (les otocyons sont toujours froussards) qui détalent devant nous. Ces deux espèces sont rarement aperçus dans le coin. La matinée commence bien !

A Serondela, les traces des lions sont partout. Aucune voiture n’est encore passée, nous sommes les premiers à les suivre. Mais, fait bizarre, elles nous conduisent jusqu’à deux buffles isolés parfaitement détendus ce qui n’est pas bon signe concernant la présence des prédateurs. On tente notre chance avec d’autres empreintes, mais les lions restent introuvables.

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Vers Ihaha, pas plus de succès. Les buffles sont pourtant là en nombre important mais nos lions font apparemment la grasse matinée.

Faute de chats, nous observons quelques minutes un aigle ravisseur ayant ravissé ce qui ressemble à un varan et un héron ayant péché un gros poisson qu’il engloutie d’une traite.

C’est une drôle de matinée où les animaux que l’ont voit toujours ne sont pas à leur place et où ceux que l’on voit jamais sont sortis de leur cachette. C’est comme ça tous les dimanches peut-être ?

2016-12-17T18:03:57+00:00 15 mars 2016|Observations|

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