Pula, pula !

Quand on est réveillé le matin par les gouttes de pluie frappant gaiement le toit en tôle de la maison, généralement, on grimace.

Mais en ce maussade dimanche matin, la météo nous a rendu bien plus heureux qu’à l’accoutumé. Depuis plusieurs jours, on attendait cette grosse averse qui annoncerait notre prochain départ pour le parc de Chobe. Nous ne sommes jamais allés voir ce qui se passait là-bas quand il pleuvait, faute au manque de motivation à mettre le nez dehors en pareilles circonstances.

Et c’est bien là toute la question. Est-ce que les animaux réagissent comme nous, en grimaçant au fond de leur tanière ou planqués à l’abri sous un arbre ? C’est ce que nous allons voir !

On se prépare alors en quelques minutes et on saute dans la voiture car il est possible que la pluie ne dure pas.

A la porte du parc, ça ne se bouscule pas mais une voiture de safari se prépare quand même à entrer. Ce qu’on est bien dans notre 4×4 fermé à l’abri de l’humidité ;-)

Sur le river front, on tombe sur un hippo broutant au bord de la rivière. Évidemment, pour lui, la pluie ne le change pas beaucoup de son quotidien. Ce n’est pas la même histoire pour les vautours, plantés sur leur arbre dénudé, le regard renfrogné quand la tête n’est pas caché sous une aile. Objectivement, ceux-là n’aiment pas l’eau.

Sur les pistes, les traces de passage ont complètement disparu avec la pluie. Il y a des flaques un peu partout mais rien d’infranchissables.

Dans les plaines, les pukus et les impalas restent de sortie. Leurs poils les protègent de l’eau et ils ne semblent pas tellement gênés par la météo. Avec l’arrivée des pluies, le Chobe se transforme en nurserie et de nombreux petits ont fait leur apparition. La pluie fait renaître la végétation et la cycle de la vie redémarre aussitôt.

Plus loin les éléphants s’en donnent à cœur joie, jouant dans l’eau et se roulant dans la boue. Ils sont sans doute les plus heureux des animaux à la saison des pluies !

Quand l’averse cesse, d’autres animaux se mettent à jour. Les marabouts sont particulièrement présents autour des mares mais aussi les chacals que nous rencontrons à plusieurs reprises. Nous finissons d’ailleurs notre matinée sous la pluie par l’observation de 3 petits à la fourrure détrempée, dont les parents se laissent sécher tranquillement un peu plus loin.

Notre conclusion, c’est que le Chobe a toujours quelque chose de magique à offrir, quelque soit la période de l’année et quelque soit la météo ! Bien au sec dans son 4×4, il faut oser franchir la porte du parc et aller voir cette autre facette de la vie sauvage.

2018-08-25T18:20:11+00:003 décembre 2017|Le blog, Observations|

Laissez un commentaire