Le guide du selfdriver

Voyager en self drive au Botswana : à quoi s’attendre ?

Voyager en self drive au Botswana : à quoi s’attendre ?

Que l’on soit novice ou expérimenté, on aurait tendance à imaginer que tous les voyages en self drive se ressemblent. Pourtant le Botswana est une destination tout à fait singulière qui a peu de points communs avec ses voisins d’Afrique australe pour différentes raisons qu’il est intéressant de connaitre avant de se lancer.

10 idées reçues et erreurs à éviter

Voyager en self drive au Botswana ne demande pas une expertise particulière mais s’inscrit dans le désir de se confronter à une nature intacte et sauvage dans laquelle on évolue librement et en toute indépendance. Plus qu’un mode de voyage et une aventure à part entière, le self drive est une véritable philosophie à laquelle il faut adhérer, en sortant parfois de sa zone de confort, pour gagner l’incomparable sentiment de liberté qu’il procure.

Mais pour que cette expérience reste un souvenir inoubliable, savoir à quoi s’attendre et préparer son voyage est une démarche essentielle. Voici comment éviter quelques erreurs et tirer le meilleur de votre aventure à travers le bush du Botswana !

« Ce n’est pas loin, il y a seulement 100 km d’après Google Map »

Au Botswana, il ne faut jamais estimer la durée d’un trajet par rapport au nombre de kilomètres à parcourir. Une distance de 100 km peut nécessiter 4 à 5h de route dès que l’on sort du réseau routier principal ou si la route a été endommagée par les pluies en créant des nids de poule. Sur pistes, les conditions de circulation ne permettent généralement pas de dépasser les 40km/h et le sable, les passages de gués, une erreur d’orientation, une panne, un troupeau d’éléphants, seront autant d’occasion de vous retarder.

Si Google Map est un outil performant et plutôt bien informé sur des destinations comme la Namibie et l’Afrique du Sud, il n’est pas adapté aux séjours en self drive comprenant la visite des parcs nationaux du Botswana. Non seulement il peut induire en erreur sur la durée du parcours mais il peut aussi vous conduire sur la mauvaise piste.

Notre conseil

Pour voyager sereinement sur les pistes du Botswana, prenez le temps et privilégiez des étapes courtes.

« On se débrouillera sans carte en suivant les indications sur place »

Les parcs et les réserves du Botswana sont dotés d’informations très sommaires. Les pancartes sont parfois sans âge et ne correspondent pas toujours à la réalité du terrain, le chemin le plus court n’étant pas forcément le moins long. Il est très important de se repérer sur une carte avant de partir et lors de vos déplacements, et de s’équiper d’un GPS efficace doté de Tracks4Africa qui connait presque tous les recoins du bush. Gardez à l’esprit que les conditions de circulation changent rapidement et que le GPS n’a pas toujours raison !

Voyager en self drive sera parfois un jeu d’orientation sur des pistes peu utilisées. N’oubliez pas que se perdre ou se tromper fait aussi partie de l’aventure et qu’une belle surprise peut vous attendre là où vous ne vouliez pas aller !

« Au camping, on sera tranquille »

Contrairement à la Namibie ou l’Afrique du Sud, les parcs, les campings et même les lodges du Botswana ne sont pas clôturés. Il faut donc s’attendre à recevoir de la visite de jour comme de nuit. Les hyènes affectionnent particulièrement les barbecues mais elles ne seront pas les seules à errer autour de votre campement où les éléphants, les lions, les léopards et toutes sortes d’animaux dont les sons ne sont pas toujours identifiables seront susceptibles de passer. A l’abri dans une tente bien fermée, il n’y a aucun risque à dormir au milieu de cette vie sauvage. C’est même un véritable plaisir que d’essayer de deviner ce qui se passe autour de vous ou d’entendre le rugissement des lions au loin dans la nuit.

« Et le soir, on mangera au restaurant »

Sauf si vous séjournez en lodge, il n’y a pas de possibilité de restauration à l’intérieur des parcs et réserves du Botswana. Voyagez en self drive et camping demande donc une certaine logistique concernant le ravitaillement et la confection des repas, contrairement à la Namibie et à l’Afrique du Sud dont les campings sont de véritables petits villages clôturés, parfois adossés à des lodges dont les services de restauration et les activités sont accessibles à tous. Au Botswana, les lodges sont privés et uniquement réservés à leurs résidents.

Notre conseil

Soyez toujours parfaitement autonome en essence, en eau et en nourriture. Prévoir les repas en avance et faire une liste de courses permet de ne rien oublier et d’anticiper la logistique du camp.

« En Tanzanie, on a vu des lions tous les jours »

La promesse du Botswana est d’évoluer dans un patrimoine naturel exceptionnel où les animaux sauvages vivent en toute liberté dans un environnement parfaitement intact.

Si la diversité et la densité des animaux sont excellentes, il ne faut pas s’attendre à trouver un lion sous chaque arbre et il faudra être patient, méthodique, parfois chanceux, avant de faire des rencontres inoubliables avec les prédateurs ou d’observer une scène de jeu et de chasse. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faudra se lever à l’aube, suivre les traces fraiches sur la piste, chercher dans les arbres, les rochers, balayer les plaines avec des jumelles, et rester plusieurs jours dans la même région afin de s’imprégner de son atmosphère et prendre le temps d’en explorer chaque recoin. Il peut y avoir des journées plus calmes que d’autres mais l’inattendu fait toute la magie du safari !

Notre conseil

Si voir certains animaux ou faire certaines activités est important pour vous, nous saurons vous guider sur la meilleure période et les meilleurs endroits qui correspondent à vos envies et nous ajouterons quelques activités guidées sur votre route !

« Je voudrais revoir des paysages spectaculaires comme en Namibie »

Le Botswana ne présente pas de grands reliefs et ses paysages ne sont pas aussi grandioses que dans les pays voisins. Il s’agit avant tout d’une destination de safari même si le pays compte des joyaux uniques comme le Delta de l’Okavango, les pans de Makgadikgadi, de célèbres baobabs et sa proximité avec les chutes Victoria. Voyager en self drive au Botswana sera surtout une aventure nature et un spectacle vivant.

« Je vais improviser sur place »

Improviser n’est pas recommandable pour plusieurs raisons. Rouler sur les pistes du Botswana est un effort qui ne doit pas être sous-estimé et il est préférable d’établir un itinéraire prenant en compte les possibilités de ravitaillement en essence, en eau et en nourriture. Le nombre limité de places dans les campings et leur popularité rendent aussi hasardeux de se présenter sans réservation. En cas d’indisponibilité, il se pourrait que le prochain camping se situe à 4h de route et il est strictement interdit de faire du camping sauvage dans l’enceinte des parcs. Les lodges ne fonctionnent pas non plus comme des hôtels classiques où l’on peut se présenter à la dernière minute et demander une chambre pour la nuit. Planifier est essentiel même si certaines parties du voyage pourront être laissés libres selon les régions et les saisons.

« J’ai trouvé un vol pas cher en février »

La saisonnalité est une notion particulièrement importante en Afrique australe. Durant l’été austral, les pistes peuvent être impraticables en raison des fortes pluies. Il est alors possible de rester bloqué pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, à une période peu fréquentée ou dans une région difficile d’accès. Durant la première moitié de la saison sèche, les crues du Delta de l’Okavango peuvent rendre les pistes de Moremi délicates à franchir tandis que la seconde moitié de la saison sèche voit le sable devenir très profond.

Notre conseil

Il est possible de voyager toute l’année au Botswana mais chaque période a ses caractéristiques et son intérêt. La météo peut influencer considérablement le terrain et nous vous aiderons à trouver la formule de voyage et le moment qui vous convient le mieux !

« J’ai trouvé un véhicule pas cher »

Le self drive au Botswana requiert d’être accompagné du bon cheval. Assurez-vous de louer le véhicule approprié à votre projet et que vous disposez de tout l’équipement essentiel. Si les pays voisins ne demandent pas autant de précaution, circuler dans les parcs du Botswana nécessite de partir avec un 4×4 puissant, équipé de pneus tout-terrain de qualité, de suspensions rehaussées, dont l’équipement est solidement attaché à l’arrière du véhicule et disposant de tout le matériel de sécurité et de dépannage (pelle, plaques de désensablement, hi-lift jack, téléphone satellite, GPS équipé de Tracks4Africa…). L’assistance et une capacité d’intervention dans les parcs visités est également un élément très important dans le choix du véhicule.

« Je n’ai jamais conduit de 4×4 »

Nous accueillons chaque année de nombreux débutants et le fait de n’avoir jamais conduit de 4×4 n’est pas rédhibitoire. On apprend facilement à rouler sur le sable et à éviter les petits dangers du bush. Sans être un grand sportif, il reste préférable d’être en bonne forme afin de pouvoir changer une roue, se sortir d’un ensablement ou d’un embourbement, monter et démonter la tente de toit… Rassurez-vous, une véritable solidarité existe entre les selfdrivers et l’entraide est naturelle dans le bush. Nous sommes aussi joignables à tout moment par téléphone satellite pour vous aider dans vos difficultés éventuelles !

Notre conseil

Tous les parcours ne présentent pas les mêmes difficultés techniques et il est tout à fait possible de concevoir des itinéraires plus ou moins exigeants, selon le degré d’aventure recherché ou de composer des séjours mixtes avec une partie en self drive et une partie en safari guidé.

Il n’y a pas que le self drive au Botswana !

Nous sommes spécialistes du self drive mais nous pensons que toutes les expériences sont belles à vivre et voyons dans les séjours mixtes l’opportunité d’explorer un pays de façon multiple et d’approfondir ses connaissances sur une destination. Le Botswana propose différentes formules qui se combinent facilement.

Le self drive : être acteur de son voyage
Budget : €€

Itinérance et indépendance sont les maîtres-mots du voyage en self drive. Au volant d’un 4×4, cette formule permet de sillonner les savanes du Botswana, de camping en camping avec sa tente sur le toit, ou de lodge en lodge. Conduire favorise les rencontres et donne du sens à son voyage en permettant de comprendre l’environnement dans lequel on se situe et la réalité de la vie quotidienne d’un pays.

Dans les parcs, les safaris sont menés selon ses propres intuitions et ses propres centres d’intérêt, avec la liberté de passer le temps souhaité devant une scène de la vie sauvage. Trouver les animaux par soi-même, au hasard des pistes ou en analysant le terrain, n’a pas de prix et les journées se déroulent au rythme qui vous convient, sans effet de groupe.

Le self drive est aussi une formule idéale pour les photographes qui apprécient de pouvoir repérer le terrain, de se placer idéalement pour capter la bonne lumière et qui peuvent attendre plusieurs heures avant de déclencher au bon moment, sans subir l’impatience et les secousses des autres convives.

Le safari mobile : vivre une immersion guidée dans le bush
Budget : €€€

Le safari mobile guidé consiste à partir plusieurs jours dans une voiture ouverte, avec un chauffeur guide et une petite équipe qui s’occupe du camp et des repas. Cette formule est particulièrement intéressante pour ceux qui hésitent à s’aventurer sur des terrains trop complexes, qui s’inquiètent de rester seuls dans le bush ou qui veulent s’affranchir de la logistique du camp, tout en vivant une aventure de brousse simple et enrichissante grâce aux connaissances expertes des guides.

Le safari mobile se décline en version semi-participative ou non participative, en formule privative ou collective, avec un niveau de confort pouvant aller de la simple tente dôme avec matelas au sol, à une grande tente avec lits et sanitaires privatifs.

Le fly-in safari de lodge en lodge : une parenthèse exclusive, chic et relaxante
Budget : €€€€

Le fly-in safari est basé sur des déplacements en avion de brousse, de lodge en lodge, dans des établissements haut de gamme installés dans des concessions privées, dont l’accès est parfois impossible par la route. C’est une expérience tout confort dans des lieux époustouflants qui permettent une intimité et une proximité exceptionnelles avec la faune. Les repas ont lieu sous la forme de tables d’hôtes et les activités groupées sont organisées tôt le matin et en fin d’après-midi, ce qui laisse aussi une large part au repos et à la contemplation.

En plus du confort, le fly-in safari permet d’optimiser la durée du voyage grâce à des déplacements rapides et garantit des rencontres passionnantes avec les animaux vivant sur des concessions parfaitement maîtrisées par les guides.

Le budget est élevé mais c’est une expérience à vivre ! Depuis Maun, il est possible d’organiser quelques jours dans un des fameux lodges du Delta de l’Okavango à la fin d’un séjour en self drive ou d’insérer l’un de ces établissements accessibles par la route sur tout parcours en self drive.

Le safari croisière : une expérience tout en délicatesse au fil de l’eau
Budget : €€ à €€€€

Sur la rivière Chobe et le fleuve Zambèze, de petits bateaux croisière proposent une autre forme de safari itinérant, basé sur les activités fluviales.

Sur un simple bateau avec une tente de toit ou sur un luxueux houseboat pouvant être privatisé, le séjour se déroule tout en douceur, loin des pistes poussiéreuses et des secousses des 4×4, de point de mouillage en point de mouillage sur seulement quelques dizaines de kilomètres. C’est l’occasion de ralentir, de se reposer devant des paysages changeants, tout en ayant des opportunités excellentes d’observation de la faune et de l’avifaune depuis le pont du bateau.

Le safari croisière s’organise généralement sur 2 à 3 jours et s’insère facilement au début ou à la fin d’un séjour en self drive au départ de Kasane.

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