La saison du brocoli et de la salade verte

Au Botswana, on vit au rythme de deux grandes saisons. Il y a la période sèche durant laquelle la nature s’épuise inexorablement sous des températures torrides, marquant la terre et les arbres de teintes rouges profondes. Puis, il y a la période humide, dite saison verte, pendant laquelle la végétation renaît densément pendant plusieurs mois. La transformation de la nature entre ces deux périodes est simplement spectaculaire.

Pour illustrer cette remarquable métamorphose végétale, nous avons pris pour témoin le gros baobab trônant derrière la station de police de Kasane. Entre le mois d’Avril et le mois de Décembre, le contraste est saisissant.

Alors dénudé, desséché et rougi par la chaleur, le baobab revient à la vie dès les premières gouttes annonçant l’arrivée de l’été. A nouveau ses branches se garnissent de feuilles rappelant soudainement la silhouette d’un crucifère italien, avec son tronc central qui se ramifie en divers bouquets verts.

Mais il n’y a pas que le gros baobab de la police qui vire au vert, il y a tous le bush : avec la pluie, l’herbe repousse presque instantanément, les fleurs s’épanouissent, les arbres se remplument, les bosquets regonflent. Très vite, la végétation déborde de toute part et les couleurs sont éclatantes.

Et quand il y a de l’eau, il y a de la vie. La nature fonctionne ainsi. La saison verte, c’est le temps de l’opulence. Pour les herbivores d’abord, qui se gavent de toute cette verdure inépuisable et qui donnent naissance à leurs petits. Pour les prédateurs ensuite qui profitent largement de la situation. Pour les oiseaux enfin, dont certains arborent un magnifique plumage nuptial et dont les espèces migrateurs font leur arrivée.

Si on n’était pas au Botswana, on pourrait presque s’attendre à voir des gorilles passer dans le coin ;-)

Au Botswana, la saison des pluies se caractérise surtout par des orages et de grosses averses, laissant régulièrement la place à de beaux moments d’ensoleillement. Voyager à cette période moins fréquentée et meilleur marché permet une expérience plus personnelle, même s’il faudra faire preuve de flexibilité en raison d’éventuelles inondations.
Au delà des parcs du Nord, c’est une excellente période pour rouler jusqu’au Kgalagadi.
2018-08-26T08:24:33+00:009 décembre 2015|La vie à Kasane, Le blog|

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