L’édition 2026 restera nettement plus roots que l’édition 2023 ! Mais quelle aventure ! Je dois avouer que Hwange est effectivement la grosse belle découverte de ce voyage. Immense, très peu emprunté, des paysages variés, on se sent vraiment seuls en Afrique.

Morceaux choisis :

J2 – Moremi : Journée chargée , on arrive au camp à 18h. Les deniers km ont été magiques, éléphant et girafes dans un lumière dorée. Le gardien nous ouvre la barrière. La nuit, un éléphant nous offre un instant suspendu à la pleine lune en broutant autour de la voiture. On l’observe à travers les moustiquaires.

J3 – Moremi : La fameuse route difficile vers North Gate. Le gardien nous dit qu’un groupe de 3 voitures est devant, donc il faut suivre leurs traces dans la boue. S’ ils sont plus là c’est qu’ils ont pris le bon passage. S’ ils sont là c’est qu’ils se sont plantés. Après 15mn, on les rattrape. Un Hilux dans l’eau, une mauvaise ornière. Un land cruiser avec treuil le sort de là. Le Hilux morfle dans cette partie du voyage. Bilan une tôle de protection moteur tordue côté gauche, et un marchepied peut être plus tordu qu’il ne l’était déjà.  Instant magique : la fin d’après midi avec les éléphants. Ils voulaient tous emprunter la piste, et nous aussi. Ils nous ont tous croisé. Un joli bébé a fait semblant de nous charger. Et un énorme mâle nous a fait de l’intimidation, mais a cédé à quelques mètre de la voiture.

J4 – Moremi : On roule seuls sur la piste du retour. La confiance est meilleure, les passages se font plus en douceur. On croise un convoi de sud-africains avec des caravanes. Bon courage. Si le trajet North Gate/ South Gate se fait avec plaisir, cela devient de moins en moins vrai au fil de la journée. On trouve la route vers Maun interminable, et on est contents d’arriver sur un campsite privé bien tenu, avec piscine et burger frite.

J8 – Hwange : On arrive à Robin’s camp. Charmant ! Petite boucle de game drive : 2 lionnes et trois petits ont croisé notre route. Ils se sont allongés dans les fourrés, et nous ont regardés tandis qu’on les regardait. Magique heure dorée, instant suspendu. Elles et nous.

J11-12 – Hwange : Clou du spectacle.

Après midi à scruter aux jumelles les arrivées au trou d’eau. Baboons, impalas, kudus. Notre nuit à la belle étoile sera froide mais belle, bercée par le bruit des lions au lointain. Enfin au lointain : Simon le lendemain matin nous montre les traces de pattes du lion. Il a rôdé autour de la plateforme. Silencieusement.

Game drive le matin dans la vallée Kennedy. On se retrouve encore au milieu des éléphants. Un jeune ne quitte pas le chemin, joue avec sa trompe et avance. Un pas puis l’autre. Il finit par toucher le capot. Puis il s’en va.

Le soir, un grand bruit de pas pressés suivi d’un gros splash dans de le trou d’eau nous hérisse les poils. On regarde la mare à la frontale. Deux yeux dans l’eau. La mare était vide jusqu’à présent mais là, un hippo agité nous regarde. Il est tout près de nous. Ne comprenant pas ses intentions, et toujours pris de peur par cette apparition soudaine, on se réfugie sans courir dans la voiture. Après quelques minutes, tout se calme. L’hippo a repris une vie normale.

Deuxième hérissement de poils. Un lion vient de rugir. Pas dans le lointain. Non là. Presque sous la plateforme. Près du feu. Près de la mare. Là où on se trouvait il y a quelques minutes. On se fige. Les rugissements reprennent à différents points autour de la mare. Puis s’éloignent. On mange nos spaghettis dans un silence religieux. Nos frontales ne sont pas assez puissantes. La nuit est noire. On voit l’hippo. Mais pas le lion.

Publié le : 12 juin 2026

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