L’ultime échappée sauvage, de Maun à Harare
Entre safari, nature et culture, la route des Baobabs vous fait voyager au cœur des paysages envoutants du Botswana et du Zimbabwe. Reliant des parcs nationaux réputés à des réserves plus confidentielles et sensibles, cette aventure en self-drive exigeante traverse les anciens lacs salés de Makgadikgadi et le pan isolé de Kazuma avant de rejoindre la vallée du Zambèze et les terres sauvages de Matusadona et Mana Pools.
Le fil conducteur de cet itinéraire est un arbre. Celui qui nourrit l’imaginaire et alimente les croyances. Celui qui abrite les esprits, relie aux ancêtres et rassemble les communautés. Celui qui, depuis toujours, guide les voyageurs : le baobab.
Ancré dans une terre qu’il habite depuis des millénaires, ce géant bienveillant s’imposera dans le paysage à chaque étape. Compagnon de voyage silencieux, gardien des pistes et des rivières, témoin impassible d’une nature que le temps n’a pas apprivoisée, il montrera toujours le chemin.
Maun
Gweta et les baobabs du Kalahari
Kazuma Pan
Victoria Falls
Maabwe Bay
Chizarira
Matusadona
Mana Pools
Harare
En résumé
Pays : Botswana, Zimbabwe
Durée : Entre 21 jours et 28 jours
Départ : Maun ou Kasane
Hébergement : Camping et/ou Self-catering et/ou Lodge
Baobab dans la vallée du Zambèze, Zimbabwe
Itinéraire étape par étape
Pour des raisons réglementaires liées à la location du 4×4, cet itinéraire au Zimbabwe est proposé uniquement à partir de Maun ou de Kasane au Botswana.
Paisiblement installé le long de la rivière Thamalakane, Maun est l’une des localités les plus dynamiques du Botswana. A l’origine, la place des roseaux n’était pourtant qu’un tout petit hameau, choisi pour devenir la capitale administrative du Ngamiland en 1915, alors que le Bechuanaland était sous protectorat britannique.
A l’époque, Maun s’est structuré progressivement avec l’installation de services administratifs et la création de petits commerces. Puis les premiers vols reliant la Namibie et l’Afrique du Sud ont commencé à transiter par ici, apportant avec eux de nouvelles perspectives de développement, en partie fondées sur le tourisme.
Dès les années 1980, les compagnies de safaris se sont multipliées, entrainant avec elles la construction de véritables centres commerciaux et de nouveaux hôtels. Officiellement inauguré en 1996, l’aéroport international a achevé de transformer la petite bourgade en porte d’entrée incontournable vers les parcs et réserves du pays.

En raison de sa localisation parfaite entre le désert du Kalahari et le delta de l’Okavango, Maun est devenu naturellement la capitale touristique du Botswana. Bien que la ville en elle-même ne présente pas d’intérêt majeur, elle reste le point de départ privilégié par de nombreux voyageurs qui pourront démarrer leur séjour avec un survol panoramique en hélicoptère au-dessus du delta, une excursion en mokoro traditionnel ou un safari en bateau.
Vestige d’un lac gigantesque aujourd’hui disparu, les pans de Makgadikgadi dessine un réseau de dépressions salines, bordées par de vastes plaines où la vie sauvage explose à la saison des pluies.
Sur votre route, les deux immenses pans de Ntwetwe et Sowa sont peuplés de baobabs légendaires racontant l’histoire de la région.
Parmi eux, le Baobab de Chapman qui a vu passer de nombreux explorateurs : Baines, Selous, Livingstone, et qui a finalement tiré sa révérence en 2016 après plus de 1000 ans à observer l’évolution de l’humanité.
Plus loin, le baobab de Green porte toujours l’inscription Green’s Expedition 1858–1859, gravée par les 2 frères chasseurs et commerçants, durant leur expédition au Botswana.
Se détachant clairement à l’horizon, ces arbres monumentaux fonctionnaient comme des repères dans l’immensité des pans, témoin muet du passage de ceux qui tentaient de traverser ces territoires inconnus.

A votre tour de pénétrer ce paysage lunaire, à la rencontre d’une multitude de baobabs de toutes tailles, d’une faune sauvage intrigante composée de suricates, d’otocyons, de hyènes brunes ou encore de zèbres, d’éléphants, de gnous, d’oryx, et même de lions et de guépards. C’est tout un monde fascinant qui se dévoilera peu à peu dans ce paysage désertique à la beauté minimaliste.
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Votre safari self-drive se poursuit au Zimbabwe, dans le parc national le plus confidentiel du pays. A la croisée du Botswana et du parc national de Hwange, les animaux connaissent pourtant bien le chemin, car Kazuma Pan joue un rôle vital sur la route de leur migration saisonnière.
A la fin de la saison sèche, le parc accueille de grandes concentrations d’animaux, en particulier d’immenses troupeaux de buffles, d’élans et d’éléphants. Bien sûr, les prédateurs, tapis dans l’ombre, ne les quittent jamais des yeux. En saison humide, alors que le pan asséché se transforme à nouveau en un somptueux marais, l’avifaune devient ici exceptionnelle.
Discrètement installé à l’ombre du baobab de Insiza ou dans l’une des plateformes du parc, vous observerez le comportement vraiment naturel des animaux alors qu’ils viennent s’abreuver dans les points d’eau.


Plus rocailleuse, la moitié Est du parc est traversée par la rivière Katshetshete et ses affluents. De belles randonnées en 4×4 promettent des rencontres précieuses avec la faune le long de sources naturelles autorisant la vie dans ces terres arides ponctués de baobabs.
Avec ses campings isolés, ses plateformes et son camp confortable en bordure de Tsessebe Pan, Kazuma sera une étape très appréciée des selfdrivers curieux ou expérimentés qui ont plaisir à s’arrêter plusieurs jours pour percer les secrets de lieux pleins de mystères.
Etape logistique indispensable, Victoria Falls est aussi un endroit idéal pour se ressourcer avant d’entreprendre la piste diabolique longeant le lac Kariba.
En plus de ses célèbres chutes à visiter de toutes les façons possibles, la ville ne manque pas de curiosités à explorer.
L’une d’entre elle se trouve sur Zambezi Drive, où se tient fièrement le Big Tree, un baobab grandiose, mesurant 22 mètres de circonférence et 24 mètres de hauteur, un phénomène en soi, car les baobabs sont rarement à la fois aussi larges et aussi hauts. Dans le parc national du Zambezi, d’autres de ces géants observent les bords du fleuve Zambèze depuis des millénaires. Longez la rive pour les admirer à l’occasion d’un safari à pied, en voiture ou en canoé.


Immense lac artificiel partagé entre la Zambie et le Zimbabwe, le lac Kariba est né en 1959 avec la construction d’un grand barrage hydroélectrique sur le fleuve Zambèze.
Avec ses 220km de long et ses 40km au plus large, la mer intérieure de l’Afrique est vite devenue un lieu de villégiature et une destination populaire.
Il faut dire que cette vaste étendue d’eau entourée par des montagnes pittoresques a de quoi séduire : ses rivages abritent une faune abondante, ses eaux fourmillent de poissons, et ses couchers de soleil avec la silhouette des arbres noyés au premier plan sont tout simplement sublimes.
Situé entre Mlibizi et Binga, près de l’embouchure de la rivière Sebungwe, Maabwe Bay est une étape qu’on ne prévoit pas toujours mais dont on pourrait se souvenir longtemps. On y rencontre Margot, généreuse et passionnée par son pays, qui accueille chaleureusement les voyageurs dans sa très belle propriété. Car Maabwe Bay incarne tout l’esprit de cette partie peu fréquentée du lac : un endroit où le temps ralentit naturellement, loin des foules, où l’on se laisse porter par le rythme local et la générosité de ses hôtes. Marcher, observer le paysage, compter les hippopotames, pêcher un tilapia pour le diner, découvrir pour la première fois le plumage rouge vif du Narina Trogon : des plaisirs simples qui font souvent les plus beaux souvenirs.
En s’éloignant temporairement des rives du lac pour se diriger vers Chizarira, la piste passe devant des baobabs séculaires et des villages Batonka soignés. Mieux vaut profiter de ces moments magiques au cœur du Zimbabwe rural, avant de retrouver la Binga Road, rugueuse et cabossée, qui mettra à l’épreuve les nerfs des selfdrivers le plus patients.

Au sommet des montagnes, dans des paysages sauvages et accidentés, se cache le parc national de Chizarira, l’un des plus reculés du Zimbabwe. Son nom évocateur vient du mot Batonka chijalila, qui signifie grande barrière, une référence à l’impressionnant escarpement du Zambèze qui rendait son accès périlleux pour les habitants de la région.
Pourtant, il ne faut pas hésiter à gravir la piste tortueuse qui mène tout en haut et à pousser la porte de ce parc à la nature presque indomptée. Réputé pour ses gorges magnifiques et ses nombreuses sources naturelles, Chizarira réunit aussi des écosystèmes variés, allant de vallée en forêt sur les hauteurs, à des plaines dominées par les baobabs en basse altitude. Même si le nombre n’est pas toujours au rendez-vous, une riche diversité d’animaux sauvages y trouve refuge, notamment des éléphants, des lions, des léopards et des buffles. Le parc accueille même des espèces plus insaisissables telles que les chiens sauvages ou l’hippotrague noir.
Pour ceux qui sont prêts à en relever tous les défis, Chizarira offre une expérience de safari singulière au cours de randonnées guidées par les rangers du parc, ou lors de safaris self-drive sur ses pistes caillouteuses.
Parce que c’est bien ce qu’il faut venir chercher ici : une véritable aventure de bush, un contact authentique avec la nature sauvage, un émerveillant continu devant la vue vertigineuse sur les gorges de Mucheni, portant par temps clair jusqu’au lac Kariba.

Longtemps laissé à l’abandon, le parc a connu un braconnage intensif pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, on n’entend malheureusement plus les éléphants casser les branches dans la gorge. Mais Zimparks travaille dur à restaurer la faune sauvage d’antan. En plus de s’entourer de paysages grandioses, séjourner ici, c’est aussi leur donner un coup de pouce.
Bordant le sud du lac Kariba, le parc national de Matusadona est délimité par l’estuaire de la rivière Ume à l’ouest et par la gorge rocheuse de la rivière Sanyati à l’est. Il comprend deux îles privées : Spurwing et Fothergill où sont installés des lodges haut de gamme.
Le paysage unique du parc est le résultat d’une combinaison singulière entre un lac artificiel jonché d’arbres pétrifiés par la montée des eaux et les formations rocheuses naturelles des monts Matuzviadonha.
Les deux tiers du parc sont d’ailleurs constitués de montagnes en grande partie inexploitées. Leurs versants escarpés recouverts de forêts possèdent à peine quelques pistes très techniques pour des expéditions en 4×4 de grande envergure.
Ici, le safari se pratique plutôt sur les rives du lac, dont les herbes nutritives font vivre de nombreux herbivores. Aujourd’hui, Matusadona abrite une population florissante d’éléphants, de zèbres, d’impalas, de buffles, et les rhinocéros noirs ont tout juste été réintroduits. Des léopards, des chiens sauvages et une quarantaine de lions dont certains apprécient bizarrement la viande de crocodile, sont aussi observés régulièrement.


En plus du safari traditionnel en 4×4, qu’il soit guidé ou self-drive, Matusadona se découvre à pied, en canoé ou en bateau. L’une des spécialités du lac Kariba, ce sont d’ailleurs les houseboats, ces péniches de toutes tailles et de tout standing qui peuvent amarrer pendant plusieurs jours dans un lagon face au rivage.
Côté flore, les stars sont moins les baobabs que la silhouette fantomatique des mopanes émergeant du lac. Pourtant, même discrets, ils font toujours partis du paysage, ajoutant leur beauté sculpturale à ce merveilleux décor de savane.

Bien que difficile d’accès, Matusadona est un parc passionnant. Sa faune et ses paysages originaux en font une étape particulièrement appréciée des photographes. La piste qui traverse les zones communautaires à l’ouest sera aussi une nouvelle occasion de s’immerger dans la vie rurale et reculée du Zimbabwe, et découvrir des villages traditionnels comme celui de Mola.
Que l’on quitte Matusadona sur une barge en direction de Kariba ou par la route pour les plus courageux, une étape intermédiaire s’impose avant d’atteindre le parc national de Mana Pools.
A son approche, dès les premiers kilomètres sur l’escarpement, une explosion de baobabs monumentaux caractérise le paysage. Ils sont ici chez eux, veillant fièrement sur l’une des destinations de safari les plus réputées d’Afrique australe et classée au patrimoine mondial de l’humanité.

La réserve de Mana Pools longe le Zambèze et doit son nom aux quatre (Mana en Shona) bassins (Pools) situés à l’intérieur des terres : Green, Chine, Long et Chisasiko, un cadeau de la nature offert par le fleuve lorsque son cours s’est déplacé vers le nord il y a des milliers d’années.
Ces cuvettes naturelles se remplissent à la saison des pluies et deviennent autant de points d’eau vitaux pour la faune environnante. La plus grande d’entre elles, Long Pool, s’étend sur près de 6 km. Ses eaux permanentes abritent une population résidente d’hippopotames et de crocodiles, et font la joie des éléphants qui viennent s’y abreuver et se rafraîchir.
Les éléphants de Mana Pools ont d’ailleurs développé un comportement rare et fascinant : ils se dressent sur leurs pattes arrière pour atteindre les feuilles des arbres quand la végétation vient à manquer. Les plus grands individus vont même jusqu’à saisir et tirer les branches vers le bas, offrant aux espèces plus petites un accès à une nourriture autrement inaccessible. Si la chance est au rendez-vous, Boswell fera peut-être son apparition dans la forêt d’acacia. Cette star du parc, célèbre pour sa maîtrise impressionnante de l’équilibre, ne manque jamais d’amuser ceux qui le rencontrent.
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Dans les terres, Mana Pools cache aussi un grand nombre de pans et de ruisseaux stratégiques pour la survie des animaux. Le plus connu, à la fois pour les interactions entre buffles et lions, mais aussi pour son splendide bouquet de baobabs, est Chitake Spring, un lieu intime, hors du temps, qui s’explore surtout à pied.

Avec sa végétation très ouverte, le safari prend ici une autre dimension et l’approche des animaux sauvages à pied est devenue la spécialité du parc, tout comme le canoé sur le Zambèze. Quelle que soit la façon dont on explore Mana Pools, les safaris sont toujours généreux. Presque tous les grands mammifères que l’on trouve au Zimbabwe sont présents ici, à l’exception de la girafe, des gnous et des rhinocéros.
Notre route des baobabs prend fin à Harare, capitale du Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980.
Comme souvent, les grandes villes d’Afrique australe sont déroutantes au premier regard, avec des inégalités criantes qui se repèrent immédiatement dans l’architecture et les quartiers de la ville. Pourtant, l’âme d’Harare est partout à l’image des Zimbabwéens : créative, accueillante et décontractée.
Pour avoir un aperçu de son histoire et de sa culture, rien ne remplace une visite organisée avec un jeune zimbabwéen né ici. A l’occasion d’une promenade conversationnelle, on arpente les rues du centre-ville pour découvrir entre autres la première avenue, les jardins botaniques, l’hôtel historique Meikles, la cathédrale anglicane ou encore l’East Gate Centre, génialement conçu pour imiter les termitières afin de réguler la température du bâtiment.
Et Harare a aussi son baobab ! Une véritable fantaisie de la nature car il pousse à Greenwood Park, en dehors de son habitat habituel, et semble être parfaitement heureux dans sa vie de citadin.
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Des horizons sans cesse renouvelés
Des paysages lunaires, un lac aux arbres fossilisés, des gorges profondes où circulent des rivières éphémères, des savanes peuplées d’animaux sauvages… Sur la route des baobabs, les pistes ne seront jamais monotones.
Un itinéraire pour voyageurs curieux
En partie à l’écart des sites et des parcs les plus visités, cet itinéraire au Zimbabwe et au Botswana vous conduit plus loin, là où les autres ne vont pas.
Un immense sentiment de liberté
Face à vous-même, cette liberté se gagnera sur des pistes redoutables, de longues distances et des campings sans barrière, exclusifs, au cœur d’une nature imprévisible pour un tête à tête inoubliable avec la faune sauvage.
VIVEZ DES EXPERIENCES INOUBLIABLES
Des heures de piste mais toujours de belles surprises à l’arrivée. A chaque étape, explorez par vous-mêmes les paysages merveilleux qui vous entourent et laissez-vous tenter de temps en temps par des activités guidées passionnantes.

Séjour en Houseboat
Lac Kariba

Observation des suricates
Ntwetwe Pan

Balade en bateau
Rivière Thamalakane

Safari à pied
Mana Pools

Excursion en canoé
Fleuve Zambèze

Partie de pêche
Lac Kariba

