Voyager en self-drive au Botswana est une façon fantastique d’explorer la vraie nature sauvage du pays. Mais que vous soyez novice ou rôdé à l’exercice, n’imaginez pas que tous les safaris en 4×4 se ressemblent. Le Botswana est une destination tout à fait singulière qui a peu de points communs avec ses voisins d’Afrique australe et qu’il ne faut pas envisager avec légèreté.

Si vous avez déjà visité la Namibie, l’Afrique du Sud, oubliez tout ce que vous pensez déjà savoir et attendez-vous à une aventure bien plus engagée. Au Botswana, vous serez vraiment aux commandes. Et croyez-nous, le chemin sera semé d’embûches !

Afin que cette expérience immersive reste un souvenir impérissable, bien étudier son projet – ou le confier à des experts ;-) – est une démarche importante. Car c’est en ayant une bonne idée de ce qui vous attend sur place que vous éviterez bien des erreurs qui se transforment parfois en grosses galères.

Ce n’est pas loin : 100 km d’après Google Map.

Au Botswana, la distance ne dit rien de la durée réelle d’un trajet. Ici, les pistes sont imprévisibles et demandent de la patience pour ne pas endommager le véhicule. Ainsi, il n’est pas rare d’avoir besoin de 4-5h pour parcourir 100 km. D’ailleurs, quelles que soient les conditions de circulation du moment., la moyenne dépassera rarement les 30 km / heure.

Même les axes principaux réservent des surprises : après les pluies, le goudron se dégrade et laisse place à d’impressionnants nids-de-poule. Enfin, le sable, les franchissements d’eau, une erreur d’orientation, des travaux, une panne, un troupeau d’éléphants, seront autant d’occasion de vous retarder sur le trajet.

Notre conseil

Privilégiez des étapes courtes et prévoyez large ! En self-drive, chaque trajet fait partie du voyage et vous aurez probablement envie de vous arrêter régulièrement en cours de route.

On se débrouillera sans carte en suivant les indications sur place.

Dans les parcs et les réserves du Botswana, les informations sont plutôt sommaires. Les pancartes sont parfois sans âge et ne correspondent plus toujours à la réalité du terrain. D’autant que le chemin le plus court n’est pas forcément le moins long.

Il est très important de se repérer sur une carte avant de partir et lors de vos déplacements.

Équipez-vous d’un GPS efficace chargé avec Tracks4Africa qui connait presque tous les recoins du bush et qui sait parfaitement vous orienter.

Si Google Map est un outil performant et plutôt bien informé sur des destinations comme la Namibie et l’Afrique du Sud, il n’est pas recommandé de l’utiliser pour voyager en self-drive au Botswana. Non seulement, il peut induire en erreur sur la durée des trajets mais il peut aussi vous conduire sur la mauvaise piste.

Gardez à l’esprit que les conditions de circulation changent rapidement et que le GPS n’a pas toujours raison ! Voyager en self-drive fera parfois appel à votre sens de l’orientation sur des pistes peu utilisées. N’oubliez pas que se perdre ou se tromper fait aussi partie de l’aventure. D’ailleurs, une belle surprise peut vous attendre là où vous ne vouliez pas aller !

Voyager en self-drive dans le parc national de Chobe, Botswana
Pistes et indications dans le parc national de Chobe

Au camping, on sera tranquille.

Contrairement à la Namibie ou l’Afrique du Sud, les parcs, les campings et même les lodges du Botswana ne sont pas clôturés. Il faut donc s’attendre à recevoir de la visite de jour comme de nuit. Par exemple, les hyènes affectionnent particulièrement les barbecues. Et elles ne seront pas les seules à errer autour de votre campement. Les éléphants, les lions, les léopards et toutes sortes d’animaux dont les sons ne sont pas toujours identifiables seront susceptibles de vous rendre visite. A l’abri dans une tente bien fermée sur le toit de votre 4×4, il y a peu de risques à dormir au milieu de cette nature sauvage. C’est même un véritable plaisir que d’essayer de deviner ce qui se passe autour de vous ou d’entendre le rugissement des lions au loin dans la nuit.

Le soir, on mangera au restaurant, ce sera plus simple.

Sauf si vous séjournez en lodge, il n’y a pas de restaurants à l’intérieur des parcs et réserves du Botswana. Voyager en self-drive et camping demande donc une certaine logistique et un bon ravitaillement. Vous devrez en effet préparer vos repas chaque jour et ne compter que sur vos réserves. Ce point est très différent des séjours en Namibie et en Afrique du Sud dont les campings sont de véritables petits villages clôturés, parfois adossés à des lodges, dont les services de restauration et les activités sont accessibles à tous. Au Botswana, les lodges sont privés et l’accès est uniquement réservés à leur clientèle.

Notre conseil

Soyez toujours parfaitement autonome en essence, en eau et en nourriture. Prévoir les repas en avance et faire une liste de courses permet de ne rien oublier, d’anticiper la logistique, et surtout : de bien manger même en camping.

En Tanzanie, on a vu des lions tous les jours.

La promesse du Botswana est d’évoluer dans un patrimoine naturel exceptionnel. Ici, les animaux sauvages vivent en toute liberté dans un environnement resté intact.

Si la densité des animaux est excellente, il ne faut pas s’attendre à trouver un lion sous chaque arbre. Il faudra être patient, méthodique, parfois chanceux, avant de faire des rencontres inoubliables avec les prédateurs ou observer une scène de jeu et de chasse. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici notre méthode :

  • Se lever à l’aube pour suivre les traces fraiches sur la piste.
  • Chercher dans les arbres, les rochers, et balayer les plaines avec des jumelles.
  • Rester plusieurs jours dans la même région afin de s’imprégner de son atmosphère et prendre le temps d’en explorer chaque recoin.

Pendant votre voyage, il pourra y avoir des journées plus calmes que d’autres mais l’inattendu fait toute la magie du safari !

Notre conseil

Voir certains animaux ou faire des activités particulières est important pour vous ? Nous saurons vous guider sur la meilleure période et les meilleurs endroits qui correspondent à vos envies, en ajoutant quelques activités guidées sur votre route !

Je voudrais revoir des paysages spectaculaires comme en Namibie.

Le Botswana ne possède pas de grands reliefs. En outre, ses paysages ne sont pas aussi grandioses que dans les pays voisins. Il s’agit avant tout d’une destination de safari même si le pays compte des joyaux uniques comme le Delta de l’Okavango, les pans de Makgadikgadi, de célèbres baobabs et sa proximité avec les chutes Victoria. Voyager en self-drive au Botswana sera surtout une aventure nature et un spectacle vivant.

Je vais improviser sur place.

Improviser un voyage au Botswana est une fausse bonne idée. Vous aurez sincèrement tout intérêt à bien réfléchir à votre itinéraire avant de vous lancer et à anticiper les particularités du pays. En voilà quelques-unes :

  1. Tout d’abord, rouler sur les pistes est un effort qui ne doit pas être sous-estimé. Établissez votre itinéraire en prenant en compte les possibilités de ravitaillement en essence, en eau et en nourriture.
  2. Deuxièmement, le nombre limité de places dans les campings et leur popularité rendent hasardeux de se présenter sans réservation. L’entrée dans les parcs peut même vous être refusée. En cas d’indisponibilité, il se pourrait que le prochain camping se situe à 4h de route. Bien sur, il est strictement interdit de faire du camping sauvage dans l’enceinte des parcs ou à la porte.
  3. Enfin, les lodges ne fonctionnent pas comme des hôtels classiques. On ne peut pas se présenter à la dernière minute et demander une chambre pour la nuit. Planifier est essentiel même si certaines parties du voyage pourront être laissés libres selon les régions et les saisons.

J’ai trouvé un vol pas cher en février.

La saisonnalité est une notion particulièrement importante en Afrique australe. Durant l’été, les pistes peuvent être impraticables en raison des fortes pluies. Il est alors possible de rester bloqué pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, à une période peu fréquentée ou dans une région difficile d’accès. Certaines années, les parcs peuvent même fermer quelques temps.

Durant la première moitié de la saison sèche, les crues du Delta de l’Okavango rendent les pistes de Moremi délicates à franchir, tandis que le sable devient très profond sous la chaleur et la sécheresse dès le mois d’Août.

Notre conseil

Grâce aux capacités du 4×4, il est possible partir en safari toute l’année au Botswana mais chaque période possède ses propres particularités. La météo peut influencer considérablement le terrain et nous vous aiderons à trouver la formule de voyage et le moment qui vous convient le mieux selon vos intérêts.

J’ai trouvé un véhicule pas cher en Namibie.

La question du véhicule doit se poser dès le départ et votre compagnon de route devra être minutieusement choisi. Assurez-vous de louer un 4×4 approprié à votre projet et de disposer de tout l’équipement essentiel.

Si les pays voisins ne demandent pas autant de précaution, circuler dans les parcs du Botswana exige un 4×4 puissant, équipé de pneus tout-terrain de qualité, de suspensions rehaussées, un équipement de camping complet et tout le matériel de sécurité et de dépannage (pelle, plaques de désensablement, hi-lift jack, téléphone satellite, GPS équipé de Tracks4Africa…). En outre, l’assistance et une capacité d’intervention efficace doivent être absolument considérées dans le choix du véhicule.

Vous l’aurez compris, le prix ne doit pas être une priorité, et non, tous les 4×4 ne se valent pas ! Vous constaterez souvent que partir de Namibie ou d’Afrique du Sud revient moins cher. Cependant, n’oubliez pas la charge que représentent les trajets si votre objectif est de visiter la moitié nord du Botswana uniquement.

Ce n’est pas pour moi, je n’ai jamais conduit de 4×4.

Le fait de n’avoir jamais conduit de 4×4 n’est pas rédhibitoire. D’ailleurs, nous accueillons de nombreux débutants chaque année. Vous verrez, on apprend facilement à rouler sur le sable et à éviter les petits dangers du bush.

Par contre, il est utile d’être en bonne forme ! Sans être un grand sportif, il faudra pouvoir changer une roue, se sortir d’un ensablement ou d’un embourbement, monter et démonter la tente de toit.

Rassurez-vous, une véritable solidarité existe entre les selfdrivers et l’entraide est naturelle dans le bush. Nous sommes aussi joignables à tout moment par téléphone satellite pour vous aider à surmonter les difficultés éventuelles !

Notre conseil

Tous les parcours ne présentent pas les mêmes difficultés techniques. Il est tout à fait possible de concevoir des itinéraires plus ou moins exigeants, selon le degré d’aventure recherché ou de composer des séjours mixtes avec une partie en self-drive et une partie en safari guidé.

En conclusion

Pas de doute : voyager en self-drive au Botswana s’aborde avec plus d’engagement personnel qu’en Namibie ou en Afrique du Sud. Pour réussir cette aventure en pleine nature, commencez par vous documenter sur la destination et le contexte d’une telle expérience. En vous posant les bonnes questions, vous vous protégez des situations à risque en étant conscient des difficultés du bush. Ainsi, même en sortant de votre zone de confort, vous ne garderez que de merveilleux souvenirs à la fin du voyage.

Si cela vous semble compliqué, ou si vous ne vous projetez pas dans ce voyage sans accompagnement : surtout écoutez-vous ! Vous connaissez mieux que personne l’aventurier qui sommeille en vous. D’ailleurs, nous proposons aussi des formules de safari guidé pour vivre l’aventure au Botswana auprès de professionnels qualifiés :

• Safari en camp mobile dont la philosophie reste assez proche du self-drive mais avec une équipe complète à votre service

• Safari fly-in qui permet de se déplacer en avion et de séjourner dans des lodges de luxe

• Safari sur l’eau, soit sur un bateau croisière, soit en canoé ou en mokoro traditionnel

• Safari à pied dans le Delta de l’Okavango